TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 13 : Les déclarationsMark Cavendish (HTC-Columbia, vainqueur de l’étape): « Une nouvelle fois, l’équipe a fait son travail. C’était difficile depuis le panneau des 500 mètres jusqu’à la ligne d’arrivée. On savait que le dernier virage était décisif. Tout le monde y a freiné mais Matthew Goss et moi nous l’avons coupé. Goss a pris l’intérieur et on a foncé. Il allait si vite que j’étais déjà dans le rouge. Il est vraiment rapide et explosif. J’espère qu’il va gagner une étape, il le mérite. Il a fait un sprint très dur pour moi actuellement mais je me suis dit que les autres derrière ne devaient pas être mieux que moi. L’équipe a bien travaillé en dépit de l’abandon de Hayden Roulston, touché, je crois, au muscle d’un genou. C’est une grosse perte après celle de Bernhard Eisel dans la quatrième étape. C’est dur de perdre les deux « gros moteurs » de l’équipe et je vois que des coureurs comme Tejay Van Garderen qui sont placés au général viennent encore travailler pour moi. Au cours de cette étape, j’ai fait appel du résultat du premier sprint intermédiaire dans lequel Tyler Farrar m’a balancé. C’est la première fois de ma carrière que je proteste. Le résultat n’a pas été changé mais j’ai amassé un bon nombre de points pour le maillot vert. Je sais que les grimpeurs vont également marquer des points durant les trois prochains jours. Cela sera encore serré pour le maillot vert ! »
Tejay van Garderen (HTC-Columbia): « C’était un peu désordonné. En fait dans une course aussi rapide, ce n’est pas évident de rester organisés mais Matthew Goss est capable de s’infiltrer n’importe où. Cavendish et Goss… Ces deux mecs sont incroyables ! »
Matthew Goss (HTC-Columbia) : « Il y a un air de déjà vu, non ? Nous avons eu plus de travail que jeudi et c’est devenu un peu juste avec un coureur de moins (Hayden Roulston) dans l’équipe mais le final a été similaire à celui de la veille. Le dernier virage était un peu plus loin de la ligne d’arrivée. J’ai dû y dépasser un coureur de Katusha. Je savais que Cav était dans ma roue et je l’ai vu me devancer à la fin du dernier virage. Je devais démontrer que la victoire à Lleida n’était pas due au hasard. Toute l’équipe m’a aidé à le faire ! »
Thor Hushovd (Cervélo, 2e de l’étape) : « Ce n’est pas un mauvais résultat et c’est arrivé parce que j’ai pu rester au contact de Goss et Cavendish dans le dernier virage. J’ai manqué de vitesse dans le dernier Tour de France mais cette fois, j’ai réussi un bon sprint. J’ai amélioré mon résultat de la cinquième étape (5e à Lorca) mais alors j’étais sorti trop loin dans le dernier virage. Aujourd’hui c’était mieux, j’étais dans le jeu mais Cavendish était encore trop rapide pour moi. C’était impossible que je le remonte mais je suis content. »
Tyler Farrar (Garmin-Transitions, 6e de l’étape): « Tout était parfait avant le virage hallucinant à 500 mètres de la ligne d’arrivée. C’est navrant que je n’ais pu faire mieux après le gros travail de mes équipiers. Je ne suis pas inquiet avant le championnat du monde, je suis inquiet de ne pas remporter une deuxième victoire d’étape dans cette Vuelta et de ne pas prendre le maillot vert. Toutefois, pour ce classement, tout n’est pas perdu ! »
David Moncoutié (Cofidis, maillot à pois) : « J’arrive sur un terrain qui va me convenir ! On m’a dit que l’ascension finale de la quatorzième étape samedi vers Pena Cabarga s’apparente au Mont-Faron. Je me suis déjà imposé dans le Faron mais une nouvelle fois tout va dépendre comment je serai placé au pied de cette côte. Pour le maillot à pois, ces trois prochaines étapes avec trois arrivées au sommet sont importantes mais je pense que rien ne sera joué avant l’arrivée au sommet de la Bola del Mundo dans une semaine. Pour le maillot à pois, je continue de me méfier de Serafin Martinez et Gonzalo Rabunal (Xacobeo Galicia) mais je ne crois pas qu’ils grimpent mieux que moi. Les leaders, ceux qui luttent pour la victoire finale, seront également dangereux, Igor Anton ou Ezequiel Mosquera par exemple, et je vais adapter ma tactique à leurs résultats. S’ils marquent beaucoup de points, je devrai faire une longue échappée et faire le plein de points. Je verrai où j’en suis lundi soir et si je suis un peu plus tranquille pour le maillot à pois, je penserai aussi à améliorer mon classement général. Ce n’est pas encore ma priorité ! »
Niki Terpstra (Milram): « Il fallait bien tenter quelque chose sur un parcours à ma convenance… Je me doutais qu’il n’y avait presque aucune chance que ça marche, c’est quand même frustrant de savoir qu’on travaille toute la journée pour rien mais parfois ça marche. »
Luis-Leon Sanchez (Caisse d’Epargne): « Nous sommes maintenant dans la partie décisive de la Vuelta avec trois arrivées au sommet d’affilée. La Vuelta devrait se jouer en grande partie dans Pena Cabarga samedi, les Lacs de Covadonga dimanche et lundi dans l’étape très difficile de Cotobello. L’équipe Caisse d’Epargne a un bon coup à jouer parce que notre force est collective. Personnellement, je ne suis ni bien ni mal et avec trois minutes de retard je sais bien que je ne dois pas attendre ! »
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