TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 6, Caravaca de la Cruz - MurciaLes déclarations
Thor Hushovd (vainqueur de la sixième étape): « Je savais que cette dernière côte ne pouvait pas convenir à des sprinteurs comme Mark Cavendish. J’ai fait l’ascension en cinquième position derrière Gilbert et Pozzato. J’ai reculé de 20 ou 25 places dans le dernier kilomètre avant le sommet mais je me suis replacé dans la descente avec l’aide de mes équipiers. Ensuite, Bennati m’a semblé être celui dont je devais me méfier, de même que Gilbert et Pozzato qui sont toujours rapides dans une arrivée comme celle-là. Dans cette Vuelta, mon premier objectif était de retrouver le rythme. Puis d’essayer de gagner une étape. C’est fait et maintenant je vais essayer de trouver une nouvelle opportunité. Je ne vais pas disputer le prochain sprint massif et laisser une nouvelle chance à mon équipier Theo Bos et je n’ai pas envie de partir dans des échappées comme je le fais dans le Tour de France pour le maillot vert. Au début de la Vuelta, j’ai été perturbé par la décision de Cervélo d’arrêter son équipe. Et je me sens mieux depuis que j’ai assuré mon avenir avec Garmin-Transitions. »Philippe Mauduit (directeur sportif de Thor Hushovd) : « C’était une étape pour lui et comme Thor est un grand champion, il n’a pas laissé passer l‘occasion. Ce n’était pas évident parce qu’il n’a pas gagné beaucoup de sprints cette année et qu’il fallait battre des coureurs comme Daniele Bennati et Allan Davis. Sans doute aussi qu’ils ont laissé plus de forces pour passer le col que Thor. Il y a eu un gros travail de l’équipe, notamment de Xavier Florencio, Inigo Cuesta et Xavier Tondo pour bien contrôler jusqu’à la dernière ligne droite. C’est une belle victoire dans un contexte un peu difficile depuis l’annonce de l’arrêt de l’équipe. Et pour Thor, en dépit de son palmarès, il n’est jamais anodin de gagner une étape d’un Grand Tour. »
Allan Davis (4e de l’étape): « Un coureur de la FDJ m’a gêné, m’a empêché de me dégager et cela m’a énervé. Physiquement, je me sens de mieux en mieux mais je n’ai pas encore fait un sprint à 100%. Il y a encore du temps pour ça ! »
Filippo Pozzato (5e de l’étape): « Je suis déçu. Je suis dans cette Vuelta pour gagner une étape et après avoir reconnu en voiture ce matin le col de la Cresta del Gallo je pensais pouvoir le faire aujourd’hui. J’ai essayé dans la descente après le bon travail de mes équipiers mais c’était loin de l’arrivée. Au sprint, il y avait des sprinteurs plus forts que moi et en plus j’ai été un peu tassé par Grega Bole. Ciquième, ce n’est pas ce que j’espérais… »
Alexandre Kolobnev (Katusha): « J’ai fait ce que je devais faire en maintenant un gros effort dans l’ascension de l’Alto de la Cresta del Gallo. L’équipe a beaucoup travaillé pour aider Filippo Pozzato à gagner mais cela n’a pas été suffisant pour éviter un sprint massif. Nous avons déposé « Pippo » à un kilomètre de l’arrivée dans la roue de Thor Hushovd qui était l’homme à battre mais sincèrement je ne pensais pas que tant de sprinteurs pourraient accompagner les meilleurs dans ce col. »
Igor Anton (2e du classement général) : «L’ascension du col a été rapide et il n’était pas possible de tenter quelque chose. J’ai déjà gagné une étape et désormais je travaille pour monter sur le podium de la Vuelta. Je connais bien la prochaine arrivée en altitude, samedi à Xorret del Cati, elle me convient bien mais je vais courir seulement en fonction de mon objectif. »
Christophe Le Mével (FDJ): « Je suis content, les sensations reviennent. Je m’attendais à souffrir un peu en début de Vuelta parce que j’ai aussi voulu m’économiser depuis le Tour de France. Je n’étais donc pas tout à fait devant tout en n’étant pas loin non plus (38e à 4’58’’ de Philippe Gilbert). C’est un mal pour un bien, je vais avoir plus de liberté pour me glisser dans une échappée. Aujourd’hui je suis resté dans le groupe des costauds et en me sentant bien mieux. Mais en voyant les sprinteurs présents, je me doutais qu’il n’était pas utile de tenter quoi que ce soit dans les derniers kilomètres.»
Freddy Bichot (BBox Bouygues Telecom) : « On ne sait jamais… C’est en m’échappant que je peux espérer gagner un jour une étape d’un Grand Tour. Quand notre avance a dépassé les dix minutes, je me suis dit ‘’pourquoi pas ? ‘’. Puis le peloton a joué avec nous, Il est revenu à 3 minutes puis a laissé filer jusqu’à 6 minutes. Au pied du col, il n’y avait plus que 2 minutes, je savais que c’était cuit mais j’ai tout donné. J’ai été repris à deux kilomètres du sommet. Moi je ne suis pas assez fort dans les sprints et en montagne pour ne rien tenter les autres jours. De toute façon, cela fait du bien au moral d’être devant ! »
Luis-Leon Sanchez (Caisse d’Epargne) : « Gagner l’étape chez moi aurait été magnifique mais je n’en ai pas eu l’opportunité. Il y avait la possibilité de partir dans la descente mais je la connais bien et je savais que c’était risqué. La Vuelta ne fait que commencer et cela aurait été stupide de tout gâcher en voulant à tout prix gagner cette étape. »
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